Le Secret Maçonnique

Le Secret en Franc-Maçonnerie

Depuis son origine, la Franc-Maçonnerie a souvent été qualifiée de « société secrète ». A diverses reprises, lorsque le pouvoir en place a voulu la condamner, il a motivé la condamnation par ce faux prétexte.
Notion importante en Franc-Maçonnerie ; plus qu'une discrétion formelle, le véritable secret, celui de l'initiation, est réellement incommunicable. 
Dès sa naissance, la maçonnerie moderne est objet de fantasmes le principal étant le secret, qui a été l'un des arguments les plus utilisés pour justifier les premières condamnations de la toute jeune fraternité. 
Elle est cachée, occulte, et inquiétante: bref, c'est la « pieuvre » qui serait responsable d'une grande partie des maux du monde. 
La réalité est plus prosaïque. Il est vrai que l'expression «société secrète», consacrée par l'usage, suscite bien des ambiguïtés; anthropologues, historiens et sociologues distinguent en effet les sociétés clandestines des sociétés à secrets. 
Les premières sont secrètes par le fait qu'elles cachent, pour l'extérieur leurs moyens, leurs méthodes, leurs modes de fonctionnement et leurs membres. 
Elles ne sont en rien mystérieuses car en général, leurs buts sont connus, perçus ou plus ou moins devinés. Ces sociétés secrètes peuvent être divisées entre les sociétés politiques et les sociétés criminelles. 
Les associations clandestines politiques ont souvent une durée d'existence limitée et des buts bien définis. Lorsqu'ils sont atteints, la société n'a plus de raison de se cacher, puisqu'elle a pris ou renversé le pouvoir qu'elle combattait. Quelques sociétés ont des objectifs « méta politiques » tels les illuminaten. 
On peut aussi classer dans cette catégorie des sociétés secrètes «justicières», comme la Sainte-Vehme, qui se substituent à la justice légale lorsque celle-ci est jugée défaillante. Les sociétés secrètes criminelles sont parfois en osmose plus ou moins grande avec les pouvoirs publics et sont structurées pour durer longtemps.
Ce premier ensemble ne doit pas être confondu avec les sociétés à secret ou sociétés de mystères, organisations initiatiques qui ne cherchent pas le plus souvent à se dissimuler, sauf si elles sont persécutées. On peut connaître leurs règles leurs modes de fonctionnement, leurs « doctrines», leurs dirigeants et souvent leurs membres. 
Néanmoins, leur « visibilité» va de la notoriété quasi publique à la totale discrétion. Où situer la Franc-Maçonnerie  ? 
On peut répondre en reprenant la boutade de Jacques Bergier: « Comment voulez-vous avoir peur d'une société secrète qui a son nom dans l'annuaire ? » 
La Franc-Maçonnerie n'est pas une société secrète. La maçonnerie spéculative  peut néanmoins être qualifiée d'organisation discrète à «secret». Cette discrétion entraîne trois pratiques »secrètes ». 
La première est la non-communication des délibérations en loge  qui théoriquement s'étend aux absents et qui est la garantie d'une totale liberté d'expression interne. 
Elle peut s'apparenter au secret professionnel et cette discrétion n'est que temporaire puisque, après un certain nombre d'années (en France avant 1940), les livres d'architecture (procès verbaux) des loges et la correspondance interne des obédiences  sont largement ouvertes au public. 
La deuxième est la non-divulgation de l'appartenance d'une personne à la maçonnerie. 
Elle est une nécessité absolue et vitale dans les périodes d'antimaçonnisme  virulent. Néanmoins, un maître maçon peut, en conscience, se dévoiler à un (ou plusieurs) profane(s) s'il croit de son devoir de le faire. 
De plus les listes des dignitaires nationaux, parfois locaux (et dans le monde anglo-saxon, souvent celles des simples membres des loges), des principales obédiences sont le plus souvent publiques. 
La dernière concerne les usages symboliques et rituels, même si, depuis les premières divulgations du XVIIIème siècle, on peut trouver en librairie les textes de n'importe quel rituel maçonnique. 
La lecture de ces ouvrages n'est en rien un accès au « secret maçonnique» même si la plupart des maçons ne dévoilent pas les caractéristiques des grades  suivants aux membres titulaires de degrés inférieurs. Ces derniers découvrent les « secrets » du grade suivant lors de leur réception seulement. 
Albert Mackey affirme que le « secret » maçonnique est la condition sine qua non de l'existence de l'Art royal  et que la Franc-Maçonnerie «ne survivrait pas quelques années si elle venait à se transformer en société ouverte ».
Cette prudence nécessaire nourrit les pires fantasmes latomophobes, notamment dans les périodes où les «affaires» se multiplient. Il est donc souhaitable de trouver des modalités conciliant la discrétion maçonnique et la visibilité démocratique. 
La simple discrétion nécessaire au bon fonctionnement des associations maçonniques est d'ailleurs différente du «véritable secret » maçonnique incompréhensible et incommunicable puisqu'il est le long et lent processus de transformation intime, psychologique et morale du maçon durant toute sa « vie maçonnique ». 
Des courants vont cependant audelà de cette définition minimale pour certains maçons, le «secret initiatique» ne peut être éprouvé, réalisé et vécu que dans une révélation non humaine. D'autres le placent dans un mode d'accès à l'Absolu ou à la Tradition. 
D'aucuns y voient unie gnose maçonnique et bien d'autres choses encore. Quelle que soit la définition retenue on ne s'étonnera point de constater que certains adeptes reçus en maçonnerie peuvent ainsi passer à côté dudit secret. 
Casanova l'avait déjà fort bien dit : « Les hommes qui ne se font recevoir Francs-Maçons que dans l'intention de parvenir à connaître le secret de l'Ordre  courent grand risque de vieillir sous la truelle sans jamais atteindre leur but. Il y a cependant un secret mais il est tellement inviolable qu'il n'a jamais été dit ou confié à personne. 
Ceux qui s'arrêtent à la superficie des choses pensent que le secret consiste en mots signes et attouchements, ou qu'enfin le grand mot est au dernier degré. 
Celui qui devine le secret de la maçonnerie, car on ne le sait jamais qu'en le devinant ne parvient à cette connaissance qu'à force de fréquenter les loges, qu'à force de réfléchir, de raisonner, de comparer et de déduire... » 
Peut-être faut-il rapprocher ces mots d'une intuition d'un autre maçon, J. W. Goethe: « Le secret sacré connu de tout le monde, c'est le monde ».

Secret Maçonnique :
Obligation contenue dans l'engagement que prend le profane en devenant Maçon de ne révéler à aucun « non‑Maçon» tout ce qui a trait à la Franc-Maçonnerie. 
A chaque franchissement de degré, la même obligation pèse sur le récipiendaire à l'égard de ceux qui n'ont pas encore franchi ce même degré. 
Cette obligation au secret n'a pas été respectée en fait par un certain nombre de Maçons en raison du caractère pratiquement incontrôlable de la diffusion de tout texte une fois imprimé de sorte que même si l'intention de respecter le secret existait sans doute, la prudence n'était pas à la hauteur des intentions. 
On peut d'ailleurs en faire faire porter la responsabilité par ceux qui modifièrent les anciens textes du serment qui interdisait de a rien graver sur aucune chose mobile ou immobile. 
Mais la sémantique étant toujours révélatrice, on peut et doit se demander si, à l'origine de cette dégradation du texte du concret vers l'abstrait, il n'y a pas un doute quant à l'étendue réelle du secret et à son fondement. 
Que faut‑il réellement cacher et pourquoi ? En fait, il y a trois secrets maçonniques « objectifs » qui sont le secret d'appartenance; le secret des Rites; le secret des délibérations. Mais à l'égard des profanes, il n'a pas une portée absolue puisqu'un Maçon qui veut faire entrer un candidat en loge est obligé de se dévoiler. 
Théoriquement, cette faculté est réservée au Maître Maçon puisque, seul, il a le droit de présenter un profane. En suite, les enquêteurs se dévoileront à leur tour, encore que l'on pourrait imaginer des méthodes qui éviteraient cette mise à découvert. On peut même se demander si les résultats des enquêtes n'en seraient pas améliorés. Cependant, en certains cas précis, les usages font que même le secret d'appartenance d'un Frère vaut à l'égard des autres Frères. 
En effet, certains Frères placés à des endroits « stratégiques » , en général dans les services publics, doivent être protégés contre les sollicitations abusives ou des indiscrétions, notamment de la part de ceux qui quittent l'Ordre. 
Le Vénérable de la loge du lieu de résidence ou de travail de l'intéressé connaît seul son appartenance et en fait usage avec la prudence désirable qui n'est jamais superflue tant il est vrai que pour être Maçon on n'en est pas moins homme. Il convient en effet de noter que ce serment, lorsqu'il est fait au premier degré, s'opère indépendamment du serment maçonnique proprement dit et avant les épreuves. 
Ce qui implique que quitter la Maçonnerie n'entraîne pas  le dégagement du serment qui a été prêté en tant que profane. Mais on peut toujours craindre le non-respect de la parole ainsi donnée. Il faut néanmoins reconnaître que, compte tenu du grand nombre de Frères devenus irréguliers, c'est à dire démissionnaires, radiés ou exclus, ceux qui ne tiennent pas leur promesse de secret sont finalement peu nombreux. 
Mais il y en eut qui firent des dégâts. Deux divulgations notamment sont célèbres, l'une dès le XVIIIème siècle et l'autre au début du XXème siècle. Mais le problème important, c'est que ce secret en tant que tel peut sembler la cause d'une suspicion permanente et assez générale à l'égard de la Franc Maçonnerie, du moins dans les pays non protestants et plus exactement non anglo-saxons. 
La réaction des profanes est évidemment simple, simpliste même a si vous ne faites rien de mal, il n'y a pas de raison de vous cacher. Donc, si vous vous cachez, c'est que vous faites le mal.» On remarquera néanmoins et ce n'est pas tout à fait un paradoxe que si tout le monde avait toujours gardé parfaitement le secret, la question n'aurait pas été posée puisque personne ne connaîtrait l'existence de la Franc-Maçonnerie. 
Mais ce qui, dans cette question, est intéressant, c'est que, faute peut‑être d'une instruction maçonnique valable, même des Maçons se la posent dans ces mêmes termes et, ce qui est grave, y répondent, non pas en profane, mais plus simplement en étourdis, puisqu'il suffit d'explications de nature profane pour justifier chacun des trois secrets distingués ci‑dessus. 
Le secret des délibérations s'explique de façon simple : c'est la garantie de la liberté totale d'expression, condition fondamentale du travail de perfectionnement maçonnique. C'est ainsi que trois professions qui ont besoin de cette liberté d'expression de leurs «clients» sont traditionnellement astreintes au secret professionnel : les médecins, les avocats et les prêtres. 
S'y ajoutent le notaire dans certains cas, l'enquêteur des firmes d'études de marché et également le fondateur utilisé dans le perfectionnement de professionnels en place, ainsi que le journaliste... et même le policier. Mais on notera avec un intérêt particulier, en raison d'une certaine analogie de situation, l'application de la règle du secret à tous les participants d'un « groupe de diagnostic ». 
Le secret des Rites, qui s'étend évidemment aux symboles qui en sont les éléments, s'explique aisément si l'on veut bien se rappeler que ces Rites constituent d'abord des épreuves. Or, il ne semble pas qu'il y ait jamais eu de contestation de la règle qui veut qu'on ne divulgue pas aux candidats les sujets d'examens avant que ceux-ci soient subis. 
La contestation ‑ si contestation il y a eu ‑ s'est plutôt élevée dans le cas contraire. Reste le secret d'appartenance que, dans la Maçonnerie des pays catholiques, on a eu tendance à expliquer par la nécessité de se protéger contre l'hostilité de la société profane. 
La même explication vaut évidemment pour tout pays où la Maçonnerie est interdite et les Maçons persécutés comme dans nombre de pays islamiques, dans les démocraties populaires, et les Etats fascistes. D'où évidemment la tendance naturelle à faire découler l'abandon du secret et les retours à des institutions réellement républicaines. 
Or, outre qu'on ne sait jamais si ces institutions ne seront pas abrogées par un régime totalitaire de «adroite» ou de  «gauche», ce qui justifierait la prudence, ce n'est pas là que réside le secret d'appartenance. Il réside dans la sauvegarde de la liberté de chaque Frère ‑ et cela de trois manières. 
La première tient à cette essence indispensable d'une fraternité au sens de groupe humain qui n'est pratiquement pas compréhensible pour un profane. Celui‑ci suppose nécessairement qu'il y a entre ses membres quelques similitudes au niveau des préoccupations profanes et déduira (comme l'Anglais débarquant à Calais) du fait que tel Maçon qu'il connaît est un bourgeois ou un fonctionnaire ou membre d'un parti politique ou qu'il exprime telle opinion sur n'importe quoi ou qu'il a tel niveau de formation que tous les Maçons sont identiques, alors qu'au contraire, la Maçonnerie n'a de sens que si ses adeptes constituent ensemble une a micro-société. 
Par conséquent, on déclenchera une attitude chez le profane qui peut éventuellement nuire à un autre Frère ou à son activité profane. 
La seconde tient au jugement de valeur que l'on peut porter si un Maçon connu comme tel ne se comporte pas selon la norme morale de la société profane. Outre que tout homme, même Maçon, est faillible, cela entraîne un jugement négatif sur la Maçonnerie en général et tout autre Maçon en particulier. Et cela nous amène à la troisième protection, celle de la liberté même de l'Ordre, sa liberté intérieure. 
En effet, si ce secret n'existe pas, on risque d'y voir entrer des profanes animés du seul désir de se prévaloir ensuite de cette qualité par simple vanité. 
Or, la Maçonnerie est le lieu privilégié de la remise en question non seulement de soi‑même mais des valeurs régnant dans la Société. L'absence de secret risque d'en faire une sorte de Rotary auquel il est de bon ton d'appartenir, déviation dangereuse qui ne semble pas avoir épargné les Maçonneries des pays où l'on est volontiers connu comme Maçon. 
Une Maçonnerie qui se confondrait avec l'Establishment qui aurait perdu une bonne part de sa vertu initiatique. Il est en tout cas probable que, en France, la divulgation par Vichy de l'importance de la Franc-Maçonnerie dans la vie politique de la IIIème République, a amené à l'Ordre nombre de candidats peu désirables. 
Certains voudraient être sûrs qu'ils aient été tous refusés. Certes, on peut faire valoir que le comportement exceptionnellement noble d'un Franc-Maçon peut engendrer les vocations. 
Mais précisément si un Frère est à la fois remarquable et bon Frère, il voudra choisir le postulant, et comme il se dévoilera à un moment ou un autre au profane qui en vaut la peine, sa valeur personnelle aura alors tout l'impact voulu sur celui‑ci. 
Bien plus, le Franc-Maçon ne sera pas tenté de faire le bien parce qu'il est Maçon et qu'on le sait : il fera le bien simplement parce qu'il est Maçon. Il le fera donc librement. Et c'est finalement cela qui est important. Or, contrairement à ce qu'on pense, toute société tend à rejeter l'homme réellement libre car elle ne vit que par un minimum de normes. 
D'autre part, les hommes attribuent rarement un acte à des motifs désintéressés : le fait d'être connu comme membre d'une organisation, quelle qu'elle soit, amène les autres à attribuer les opinions aux directives de l'organisation. Par là encore, le secret d'appartenance tend à accroître l'efficacité de l'homme dans le monde profane, en évitant de susciter contre lui une réaction qui serait dictée par la peur de l'organisation à laquelle il appartient. 
Cependant, la situation est telle aujourd'hui à cet égard qu'une conduite de bon sens est difficile à définir en matière de secret, à distance opportune d'une rigueur absolue qui ne saurait être réinstaurée instantanément et d'un laxisme préjudiciable en définitive à la liberté maçonnique sous tous ses aspects. En effet, dans la société profane où le conditionnement est roi bien au‑delà des limites où il a quelque utilité, la liberté ne s'établit pas dans un groupe de manière idéaliste et finalement purement verbale et pseudo‑magique : elle implique des barrages à la pression asservissante du dehors. 
Le secret est l'un de ces barrages qui permet la liberté de parole mais aussi la liberté d'attitude face à l'épreuve et enfin la liberté d'action de tous les Francs-Maçons dans le monde. C'est par rapport à ces objectifs très pragmatiques qu'une conduite raisonnable en matière de secret peut être élaborée. Mais au delà, il y a un secret qu'on ne peut pas ne pas garder. 
Le véritable secret maçonnique n'a rien que de très ordinaire : dans la mesure où la Franc-Maçonnerie est fondamentalement une expérience vécue, celle‑ci est par définition incommunicable. Et il faut de l'amour fraternel et celui du Rite pour qu'une partie de chaque vécu individuel arrive à être transmise d'un Frère à l'autre, et à condition qu'ils aient participé à la même Tenue c'est cette participation qui instaure cette fraternité incompréhensible entre des hommes que, par ailleurs, tout peut séparer : milieu, profession, caractère, promotion et opinions. 
Cela, aucun Maçon ne peut le transmettre à un profane.

Secret des Secrets :
Art de faire la pierre des Sages, ainsi nommé tant à cause du secret que les Philosophes gardent à cet égard, à l'imitation des Prêtres d'Egypte, qu'à cause de son excellence. 
Une des raisons qu'appor­tent les Philosophes pour s'excuser de ce qu'ils ne divulguent pas un secret si utile à ceux qui le savent, c'est que tout le monde voudrait y travailler, et abandonnerait les autres arts et métiers si nécessaires à la vie. Toute la société en serait troublée et bouleversée.
Art de faire la pierre des Sages, ainsi nommé tant à cause du secret que les Philosophes gardent à cet égard, à l'imitation des Prêtres d'Egypte, qu'à cause de son excellence. 
Une des raisons qu'appor­tent les Philosophes pour s'excuser de ce qu'ils ne divulguent pas un secret si utile à ceux qui le savent, c'est que tout le monde voudrait y travailler, et abandonnerait les autres arts et métiers si nécessaires à la vie. 
Toute la société en serait troublée et bouleversée.
Depuis quelques années, plusieurs auteurs ont rappelé l'existence des Arcana Arcanorum. 
Certains l'ont fait en pleine connaissance de cause, d'autres en parlent sans avoir la moindre idée de ce dont il s'agit. Afin que l'Apprenti-Maçon sépare le bon grain de l'ivraie, afin qu'il comprenne que l'Ordre auquel il appartient est réellement une Voie, le Secret des Secrets. 
En 1614, le médecin et alchimiste Michael Maïer (1568-1622) intitulait son premier livre Arcana Arcanissima. Cet ouvrage était dédié au médecin anglais William Paddy, ami de Robert Fludd. 
Au XVIIIème siècle, l'expression Arcana Arcanorum se rencontre dans la littérature rosicrucienne, par exemple dans les Symboles Secrets d'Altona, publiés en 1785 et 1788. 
Depuis la fin du XVIIIème siècle, l'expression Arcana Arcanorum désigne des matériaux (enseignements et rituels) dans lesquels Cagliostro puisa au cours de ses nombreux voyages dans les Ordres initiatiques d'Europe. 
Son enseignement n'évoquait pas les Arcana Arcanorum, mais le Secreto Secretorum (le Secret des Secrets), ce qui est similaire. 
Compte tenu du secret qui entourait ces pratiques, l'examen des enseignements de Cagliostro constitue la meilleure approche possible à l'étude du contenu des Arcana Arcanorum tels qu'ils existaient à cette époque. 
Des enseignements et rituels issus de ces matériaux sont révélés au sommet de plusieurs Ordres initiatiques, sous des formes diverses, plus ou moins complètes.
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